À la suite de notre précédent article sur le contrôle renforcé des téléphones non dédouanés au Cameroun, l’enseigne de commerce en ligne et de distribution technologique Glotelho a apporté plusieurs clarifications à KAMERANDROID.
L’entreprise affirme veiller à la conformité douanière de ses stocks et indique que plusieurs smartphones TECNO et Infinix figurent parmi les modèles qu’elle présente comme dédouanés. Elle précise toutefois que toutes les références disponibles ne se trouvent pas encore dans la même situation.
Cette mise au point intervient alors que le statut douanier des smartphones devient progressivement un nouveau critère de vigilance pour les consommateurs camerounais.
Les modèles présentés par Glotelho comme dédouanés
Selon les informations transmises à notre rédaction, les références suivantes sont présentées par Glotelho comme actuellement dédouanées :
Modèles présentés comme dédouanés
Références communiquées par Glotelho à KAMERANDROID
| Marque | Modèles présentés par Glotelho comme dédouanés |
|---|---|
| TECNO | Pop 20, Spark 50, Camon 50, Camon 50 Pro, Camon 50 Slim, Camon 50 Ultra |
| Infinix | Smart 20, Hot 70 |
À noter : cette liste reprend exclusivement les informations communiquées par Glotelho à notre rédaction et ne constitue pas une certification indépendante de leur situation douanière.
Glotelho précise que d’autres modèles de la marque Infinix sont disponibles, mais ne sont pas encore dédouanés.
Cette précision mérite attention dans le contexte actuel. En effet, la disponibilité commerciale d’un smartphone ne permet pas, à elle seule, à l’acheteur de vérifier que sa situation douanière est déjà régularisée.
Une question de transparence se pose donc : lorsqu’un modèle n’est pas encore dédouané, l’acheteur est-il clairement informé de cette situation avant la transaction ?
Cette liste reflète exclusivement les informations communiquées par Glotelho à notre rédaction et ne constitue pas une certification indépendante.
Une assistance à distance en cas d’alerte
Au-delà de la liste des modèles, Glotelho apporte des précisions sur la prise en charge des clients confrontés à une alerte liée à la situation douanière de leur smartphone.
Selon l’enseigne, un client qui reçoit une telle alerte n’a pas nécessairement besoin de se déplacer. Le service après-vente peut examiner le dossier à distance.
Pour cela, Glotelho indique que le client doit transmettre :
- IMEI du téléphone, accessible en composant
*#06# - Marque et modèle exacts
- Capacité de stockage de l’appareil
Il est également recommandé de conserver la facture d’achat originale ainsi que le message ou la notification reçue. Ces éléments peuvent faciliter l’identification du terminal et l’examen du dossier par les équipes du SAV.
Glotelho indique par ailleurs que Raymond Ekeke constitue le contact référent pour ces dossiers et qu’Armando peut assurer le relais en son absence.
Un nouveau réflexe avant d’acheter
La mise au point de Glotelho apporte une réponse pratique à certains clients, mais elle met aussi en lumière une évolution plus profonde du marché camerounais.
Jusqu’ici, l’acheteur évaluait principalement un smartphone sur la base de son prix, de ses caractéristiques techniques, de son authenticité, de sa garantie ou de la réputation du vendeur. Désormais, la situation douanière du terminal entre dans l’équation.
Le dispositif camerounais s’appuie notamment sur l’IMEI pour identifier les terminaux et contrôler leur situation. Les pouvoirs publics ont également mis à disposition la plateforme numérique gratuite, qui permet aux usagers de vérifier la situation douanière de leur appareil. Selon la plateforme, seuls les terminaux reconnus conformes conservent un accès permanent aux réseaux mobiles nationaux.
Pour le consommateur, le réflexe devient simple : avant de payer, demander une facture, relever l’IMEI et vérifier le statut douanier du terminal sur le portail dédié.
Cette précaution prend une importance particulière lorsque le smartphone est acheté en dehors des circuits de distribution dont la traçabilité est clairement établie.
Vérifiez votre téléphone avant d’acheter
Un réflexe simple pour éviter une mauvaise surprise après l’achat.
Avant de régler votre smartphone, demandez une facture, relevez son IMEI et vérifiez sa situation douanière sur la plateforme officielle dédiée.
Conseil KAMERANDROID : conservez également votre facture et tout message d’alerte reçu après l’achat.
Glotelho mise aussi sur son SAV
Sur le terrain commercial, la communication de Glotelho ne se limite pas au dédouanement.
L’enseigne affirme commercialiser majoritairement des produits neufs sous garantie et précise que les éventuels appareils reconditionnés sont explicitement signalés aux clients.
Parallèlement, le distributeur indique pouvoir accompagner des utilisateurs ayant acheté leur téléphone auprès d’autres revendeurs, notamment pour les démarches liées au paiement des droits de douane, à un coût qu’il présente comme réduit.
Cette assistance peut constituer une solution pratique pour certains consommateurs confrontés à une alerte, sans pour autant effacer les responsabilités éventuelles du vendeur ou de l’importateur à l’origine de la commercialisation du terminal.
Les contacts communiqués par Glotelho
Pour les réclamations et les demandes liées au service après-vente, Glotelho communique les coordonnées suivantes :
- Service client : 233 50 73 00 — lundi au vendredi, de 08h00 à 20h00 ; samedi, de 10h00 à 17h00
- Suivi SAV, retours et remboursements : 6 808 73 400
- E-mail : support@glotelho.com
Pour les dossiers liés à une alerte douanière, l’enseigne indique que les informations relatives au terminal — notamment son IMEI, son modèle et sa capacité de stockage — peuvent être transmises directement au SAV afin de permettre un traitement à distance.
Les clients concernés ont donc intérêt à préparer ces informations avant de contacter le service après-vente et à conserver l’ensemble des justificatifs liés à leur achat.
Le consommateur doit désormais savoir ce qu’il achète
La mise au point de Glotelho souligne finalement une réalité qui dépasse le seul cas de l’enseigne : la situation douanière d’un smartphone peut varier d’une référence à l’autre, y compris au sein d’un même réseau de distribution.
Dans un marché où le contrôle des terminaux non régularisés est désormais numérisé, l’IMEI devient progressivement un nouvel identifiant de confiance. Pour rappel, la Douane avait indiqué avoir identifié environ 700 000 appareils qui s’étaient connectés au réseau national après le 1er avril 2026 sans acquittement préalable des droits et taxes.
Dans ce contexte, la transparence des distributeurs et la vigilance des consommateurs prennent une importance particulière. Le véritable enjeu est de faire en sorte que l’acheteur sache, avant de régler son achat, dans quelle situation se trouve réellement l’appareil qu’il s’apprête à acquérir.
Et dans ce nouvel environnement, une question devient incontournable avant chaque transaction : ce smartphone est-il bien en règle pour fonctionner sur les réseaux camerounais ?























































