Au Cameroun, le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel) a annoncé, le 26 janvier 2024, la fermeture de 496 faux comptes usurpant l’identité de hauts commis de l’Etat sur les réseaux sociaux, grâce à un partenariat avec Meta, la maison-mère de Facebook, et Atlantic, un opérateur de télécommunications local.
Selon le Minpostel, ces comptes frauduleux visaient à « tromper l’opinion publique, à nuire à la réputation des personnalités concernées, à extorquer des fonds aux internautes ou à propager des fausses informations ». Parmi les victimes de ces usurpations d’identité, on compte le président de la République, Paul Biya, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, ou encore le directeur général de Camtel, Judith Yah Sunday.
Le Minpostel a salué la collaboration avec Meta et Atlantic, qui ont permis de « renforcer la sécurité et la confiance dans l’utilisation des réseaux sociaux au Cameroun ». Il a également invité les internautes à « faire preuve de vigilance et à signaler tout compte suspect ou frauduleux« .
Récidive
Ce n’est pas la première fois que le Cameroun fait face à des problèmes de faux comptes sur les réseaux sociaux. En 2019, le Minpostel avait déjà lancé une campagne de sensibilisation contre ce phénomène, en partenariat avec l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC). Selon l’ANTIC, les faux comptes représentent environ 10% des utilisateurs des réseaux sociaux au Cameroun.
Les réseaux sociaux sont devenus un moyen de communication incontournable au Cameroun, où ils comptent plus de 7 millions d’utilisateurs, selon le rapport 2020 de We Are Social et Hootsuite. Facebook est le réseau social le plus populaire, avec 6,3 millions d’utilisateurs, suivi de YouTube, avec 2,8 millions, et Instagram, avec 1,4 million.






























































