Alors que la crise des télécommunications continue de perturber l’activité économique et la vie quotidienne dans le pays, l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) se prépare à lancer un nouvel audit du réseau national de fibre optique. Cette initiative, financée par le budget 2025 de l’agence, vise à identifier précisément les causes des dysfonctionnements persistants et à estimer les coûts nécessaires pour améliorer la qualité des services Internet.
Un appel à expertise pour diagnostiquer le réseau
Face aux perturbations récurrentes affectant le réseau, l’ART a récemment publié un appel à manifestation d’intérêt, invitant des cabinets spécialisés à proposer leur expertise. Les candidats devront démontrer une expérience éprouvée dans l’audit et la supervision de réseaux de fibre optique, notamment dans le contexte camerounais et, idéalement, sur des projets similaires en Afrique. L’objectif est de mettre en lumière les points faibles du système et de proposer des solutions concrètes et pérennes.
Un diagnostic approfondi des infrastructures
Le cabinet sélectionné aura pour mission de réaliser un état des lieux complet de l’infrastructure actuelle. Il devra développer une analyse critique détaillée du réseau national, identifier les défaillances et recommander des améliorations à mettre en œuvre pour optimiser la qualité du service. En outre, une estimation financière des travaux de réhabilitation sera réalisée, offrant ainsi aux autorités une vision claire des investissements à prévoir pour une maintenance efficace.

Des constats alarmants lors du premier audit
Un audit réalisé fin 2024 avait déjà révélé d’importantes lacunes dans la gestion du réseau. Parmi les dysfonctionnements identifiés, on note une insuffisance d’approvisionnement en électricité pour les infrastructures techniques, des difficultés d’accès au carburant pour les sites stratégiques de Yaoundé et Douala, ainsi qu’une multiplication des ruptures de câbles à fibre optique. Ces failles, largement attribuées à une maintenance défaillante, ont été pointées du doigt comme l’une des principales causes des perturbations constatées, avec une gestion critiquée de l’opérateur historique Camtel.
Des enjeux majeurs pour le secteur des télécommunications
L’initiative de l’ART intervient dans un contexte où la qualité de l’Internet est devenue cruciale pour le développement économique et social. En s’attaquant aux dysfonctionnements du réseau, le régulateur espère restaurer la fiabilité des services et renforcer la compétitivité du Cameroun dans un monde de plus en plus numérique. Les résultats de ce nouvel audit pourraient également servir de base pour repenser la stratégie de maintenance et d’investissement dans l’infrastructure, afin d’éviter la récurrence de ces problèmes à l’avenir.
La communauté économique et les utilisateurs restent attentifs aux suites de cette démarche, qui pourrait bien marquer un tournant décisif dans la résolution de la crise des télécommunications au Cameroun.































































