Les forces de l’ordre camerounaises ont mis un terme aux activités frauduleuses de Stive Rostand Fouda, un cybercriminel présumé ayant escroqué des centaines de millions de FCFA via les réseaux sociaux. Arrêté récemment, il a été présenté à la presse le 2 avril 2025. Son mode opératoire, basé sur des promesses fictives et des usurpations d’identité, a piégé de nombreuses victimes.
Un réseau d’escroquerie bien organisé
Selon le Commissaire Divisionnaire Thierry Medou, en poste au Commissariat central N°1 de Yaoundé, l’individu utilisait une multitude de comptes Facebook et WhatsApp pour attirer ses victimes.
« Nous avons identifié plus d’une dizaine de victimes, mais en analysant son téléphone, il est apparu qu’il pourrait en avoir des centaines. Le préjudice total s’élèverait à plusieurs centaines de millions de FCFA », a-t-il déclaré.
Le suspect, qui menait un train de vie luxueux sans emploi déclaré, aurait exploité la crédulité de ses victimes en leur proposant divers services fictifs.
Des arnaques variées et bien rodées
Les enquêteurs ont mis en lumière plusieurs méthodes d’escroquerie employées par Stive Rostand Fouda :
- Faux stands en foires : Il promettait des espaces de vente lors d’événements comme YAFÉ (Yaoundé en fête) en échange de paiements, avant de disparaître.
- Faux recrutements à l’ONU : Il se faisait passer pour un agent de l’ONU et exigeait des frais allant jusqu’à 500 000 FCFA pour recruter de jeunes députés juniors fictifs.
- Faux importateur : Il prétendait vendre des véhicules et autres biens précieux qu’il ne livrait jamais après encaissement des fonds.
Appel à la prudence et sanctions encourues
Les autorités rappellent aux citoyens l’importance de vérifier l’authenticité des offres avant tout paiement. La police recommande de consulter les plateformes officielles des entreprises et institutions concernées ou de signaler tout doute à la DGSN et à l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC).
L’article 318 du Code pénal camerounais prévoit des sanctions sévères contre l’escroquerie :
« Est puni d’un emprisonnement de cinq (5) à dix (10) ans et d’une amende de cent mille (100 000) à un million (1 000 000) de francs, celui qui porte atteinte à la fortune d’autrui par escroquerie. »
Cette arrestation constitue une avancée dans la lutte contre la cybercriminalité au Cameroun et un rappel de la vigilance nécessaire face aux arnaques en ligne.






























































