Quand une application devient un problème d’État
Encore une application d’intelligence artificielle qui fait parler d’elle. Mais cette fois, ce n’est pas pour vanter ses prouesses technologiques. DeepSeek, un chatbot chinois à la pointe de l’IA, est en train de se faire interdire un peu partout. Après l’Italie, Taïwan et l’Australie, d’autres pays réfléchissent à lui barrer la route. La raison ? Une inquiétude grandissante sur la collecte et l’utilisation des données personnelles… et un soupçon de méfiance vis-à-vis de Pékin.
L’art de collecter des données… sans trop s’expliquer
On ne va pas se mentir : toute application d’IA digne de ce nom collecte des données. OpenAI, Google et consorts ne font pas exception. Mais ce qui inquiète avec DeepSeek, c’est le manque de transparence sur où vont ces informations et qui peut y accéder. Certains experts évoquent la possibilité que le gouvernement chinois puisse y jeter un œil. Après tout, les lois chinoises sur le numérique imposent aux entreprises locales de coopérer avec les autorités en cas de besoin.
Les sceptiques diront que ce n’est qu’une guerre géopolitique où l’Occident cherche à freiner l’ascension technologique de la Chine. D’autres estiment que, dans un monde où la cybersécurité est devenue un enjeu majeur, mieux vaut prévenir que guérir.
Une avalanche d’interdictions
Les réactions ne se sont pas fait attendre. En Italie, le gendarme de la vie privée a bloqué DeepSeek, jugeant son cadre légal trop flou. À Taïwan, le ministère des Affaires numériques l’a carrément interdit dans les institutions publiques, la qualifiant de « menace pour la sécurité nationale ». En Australie, même son de cloche : les employés du gouvernement ne doivent plus l’utiliser. Aux États-Unis, des élus veulent bannir l’application des appareils fédéraux, par précaution.
Alors, DeepSeek est-il vraiment une menace ? Ou s’agit-il simplement d’un nouvel épisode de la guerre froide technologique entre la Chine et l’Occident ?
L’IA, un enjeu stratégique mondial
Ce feuilleton n’est pas sans rappeler l’affaire TikTok, lui aussi accusé d’être un cheval de Troie chinois. Dans un monde où les données sont devenues une arme aussi puissante que le pétrole, chaque pays veut garder le contrôle.
Pour l’instant, DeepSeek n’a pas encore répondu aux accusations avec des garanties convaincantes. En attendant, la méfiance s’installe et les interdictions continuent de tomber. Ironie du sort : pendant que certains pays bloquent DeepSeek, leurs citoyens, eux, cherchent déjà des moyens de contourner les restrictions. Comme quoi, l’interdit attire toujours autant…































































